Union Dax Gamarde

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Posté le 09 Mai 2011 1 861 vue

L'Union entre en fusion.....

Après deux échecs, les Udégistes ont été présents au rendez-vous de Pomarez. Photo David Le Déodic

Patapim patapam… Aux rythmes lancinants de l'« Encantada », Bertrand Bucau, porté a hombros par ses partenaires et brandissant la Coupe Guy-Candau à bout de bras, communie avec la colonie de fans rouge et noir, ivres d'un bonheur indiscible.

Tel le magma bouillonnant au cœur du volcan, l'Union Dax-Gamarde-Goos entre en fusion. Une éruption de hourras incandescents et de chaudes larmes. Assis sur le banc de touche, peinant à se relever du séisme émotionnel de magnitude 9 qui vient de le mettre KO, Jean Lamaignère se garde bien d'essuyer celles qui embrouillent ses yeux admiratifs et fiers.

« C'est énorme, ça fait la troisième fois qu'on vient. Cette fois, c'est la bonne. Ce soir, j'ai une petite pensée pour François (Guirlé, le capitaine, écarté du groupe en cours de saison, NDLR), mais je suis super heureux pour les joueurs et les dirigeants et les supporteurs. La coupe après l'accession, on n'est pas près de revivre une saison comme celle-là. » Une bonne raison de savourer. « C'est trop bon, et même si on part demain (samedi) dans l'Indre (lire ci-dessous), on va la fêter dignement. Depuis le temps qu'on l'attend », exulte Bertrand Bucau. Une irrépressible envie tournant à la véritable obsession au fil des années d'exil au Mans ou à Caen pour le Tercisien de souche. « J'étais revenu pour ça. Il y a quinze ans, ma sœur (Nathalie) remportait cette Coupe avec l'US Dax, aujourd'hui c'est moi avec l'UDG. C'était l'objectif. Maintenant, ce n'est pas un aboutissement. Je prends déjà rendez-vous pour l'an prochain », lâche le massif ailier fort rouge et noir, qui, plusieurs minutes après le coup de sifflet, trépigne encore de l'ardeur dépensée pour aller conquérir ce premier sacre pomarézien, aux dépens des bizuts du Réal Chalossais, loin d'être intimidés pour leur premier pèlerinage à la Mecque du basket landais (69-59).

Source d'envie

Bucau, exemplaire de bout en bout de cette finale inédite, bras de fer entre teigneux chargés en testostérone. Le masque de la rage de vaincre collé au visage, le meilleur réalisateur udégiste (15 pts) s'imposait d'ailleurs comme la première option offensive de l'UDG (6 des 8 premiers points).

Se jetant sans retenue sur les rares ballons errant sur le puzzle, toujours prompt à lancer le repli défensif, jaillissant au rebond, son abattage fut source d'envie et générateur d'énergie pour ses partenaires de jeu. À commencer par Dan Muto et Jerry Scroffernecher qui vont survoler les débats dans la peinture, cumulant 26 points quand les réussites d'Esponda et Fall se comptaient sur les doigts des deux mains. « Je suis super heureux, cette victoire récompense un travail de très longue haleine, se félicitait Scroffernecher, confessant s'être régalé à disputer cette première finale à Pomarez.

Maîtrise des émotions

« J'adore ce genre de match où il y a du combat. Il y a une semaine, j'avais promis à mon fils de lui rapporter cette Coupe ». Pari tenu. Mais rien ne fut simple. Car bien que mangées à l'intérieur et les ailes brûlées par le pressing défensif de feu de l'UDG, les troupes de Tréméa (tenues en moins de 60 points) sont restées menaçantes 40 minutes durant. Toujours dans le coup à la mi-temps (31-27) profitant des trop nombreuses pertes de balles adverses, le Real décrochait même l'égalisation (44-44) sous les feux croisés de Conderanne à 6,25 m. L'ex-Cognaçais, en mode MVP (19 pts), qui, dans le dernier acte, profitait du moindre espace pour partir en percussion, relayé par Crabos (17 pts au final). Et leur réussite cumulée sur la ligne de réparation (13/15) n'arrangeait pas les affaires de Dame Coupe, toujours aussi hésitante à choisir son valeureux vainqueur (56-55, 35e). Mais grâce à sa maîtrise dans le jeu, l'UDG trouvera toujours une solution pour redistancer l'adversaire (65-56) et se soustraire à un éventuel braquage à la Réalaise. « La victoire ne tient pas à grand chose, reconnaissait Jérôme Mansanné, repositionné à la mène dans le money-time qu'il gèrera en vrai patron. Le Réal aurait pu nous passer devant à maintes reprises, mais on a su rester maîtres de nos émotions pour faire la différence. » Au calme et à la lucidité, succédait l'euphorie pour le néo-Gamardo-Goossois, qui embrassait là sa quatrième Coupe Guy-Candau. « Chacune a une saveur particulière car c'est à chaque fois une nouvelle histoire. Du coup, on ne s'en lasse jamais, explique l'ailier, triplement sacré avec Hagetmau-Doazit (2007, 2008, 2009). Avec HDC, on visait une certaine continuité. Là, c'est la première, c'est le début de quelque chose. »

La suite, c'est dans quinze jours pour le Final Four de la Super Coupe « Sud Ouest ». Double tenant, l'UDG, libéré de ses obligations en phases finales du championnat de France (lire ci-dessous) tentera d'y achever sa formidable saison en apothéose, «même si, ajoute Jérôme Mansanné, je sais d'expérience que c'est très difficile d'enchaîner les deux Coupes, surtout cette année vu le plateau (Stade Montois, HDC et Saint-Médard, pensionnaires de N2M). Mais le groupe a faim, alors..!»

 

 


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